Comme annoncé dans mon dernier post, plongeons-nous dans l'univers du scénariste-réalisateur Luc Besson. Il y a deux jours est sorti en salles son dernier film : Malavita.
Malavita, c'est l'histoire d'une famille américaine qui se réfugie dans un petit village de Normandie, Cholong-sur-Are, et qui est placée sous la protection du FBI. En effet, le père, Fred Blake alias Giovanni Manzoni, est un repenti de la mafia new-yorkaise qui veut échapper à des assassins partis à ses trousses. Il prétend auprès de son nouveau voisinage être venu dans ce coin perdu de la France pour écrire des livres - et il se prend au jeu car il entreprend ses mémoires! Sa femme et ses deux enfants tentent, comme lui et tant bien que mal, de s'intégrer à la rudesse de la région, à mille lieues de Brooklyn, leur dernier lieu de résidence. Mais très vite, les petites et bonnes vieilles habitudes vont reprendre le dessus ... Vous découvrirez lesquelles en vous rendant au cinoche!
On passe un très bon moment devant Malavita : c'est une comédie certes un peu outrancière qui pourra faire grincer des dents à certains, mais qui de mon côté m'a beaucoup fait rire! Giovanni Manzoni est interprété par le grand Robert de Niro qui nous la joue vieux briscard un brin compulsif - quand le plombier veut l'arnaquer, c'est direct attaché derrière la voiture et traîné sur le bitume que le pauvre homme finit! Les enfants, eux aussi ne font pas dans la dentelle avec les camarades de leur lycée : ils règlent leurs comptes avec leurs gros bras comme Papa et Maman! Tommy Lee Jones joue le protecteur de Manzoni : retrouver De Niro et Jones réunis est un pur régal. Michelle Pfeiffer en nouvelle arrivante américaine, lunettes griffées sur le nez, au pays du camembert : c'est plutôt décalé et savoureux à voir!
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Malheureusement, on en reste au stade du "bon moment" là où j'avais attendu quelque chose de plus substantiel sur le plan de l'intrigue, et de plus grandiose sur un plan cinématographique. Luc Besson, pour moi, c'est Le Grand Bleu, Léon, Jeanne d'Arc, Nikita, Le Cinquième élément. Le réalisateur n'aurait-il pas perdu un peu de son âme en troquant plus fréquemmement ses dernières années son costume contre un autre, celui de producteur (depuis 1999, il a sa propre société de production, Europacorp) ou de philanthropiste (il a créé la Cité du Cinéma, un pôle cinématographique surnommée Hollywood sur Seine qui a ouvert en 2012). C'est la question que je me suis posée à la sortie du film.
La seule chose qu'aucun(e) ne pourra lui reprocher est de ne pas s'essayer à plusieurs genres et pour cela on ne peut que s'incliner. Malavita, c'est un hommage à Scorcese bien sûr, et ses Affranchis. On retrouve d'ailleurs Manzoni en train de commenter ce film dans Malavita : une sorte de déclaration d'amour sous forme de mise en abîme subtile! Luc Besson est un de ces réalisateurs qui en amateur insatiable du cinéma, s'essaie à tout et l'on attend avec impatience son prochain opus, un film de science-fiction avec Scarlett Johansson dans le rôle principal!
A très bientôt, chers lecteurs et lectrices ...
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