vendredi 25 octobre 2013

Comme annoncé dans mon dernier post, plongeons-nous dans l'univers du scénariste-réalisateur Luc Besson. Il y a deux jours est sorti en salles son dernier film : Malavita.

Malavita, c'est l'histoire d'une famille américaine qui se réfugie dans un petit village de Normandie, Cholong-sur-Are, et qui est placée sous la protection du FBI. En effet, le père, Fred Blake alias Giovanni Manzoni, est un repenti de la mafia new-yorkaise qui veut échapper à des assassins partis à ses trousses. Il prétend auprès de son nouveau voisinage être venu dans ce coin perdu de la France pour écrire des livres - et il se prend au jeu car il entreprend ses mémoires! Sa femme et ses deux enfants tentent, comme lui et tant bien que mal, de s'intégrer à la rudesse de la région, à mille lieues de Brooklyn, leur dernier lieu de résidence. Mais très vite, les petites et bonnes vieilles habitudes vont reprendre le dessus ... Vous découvrirez lesquelles en vous rendant au cinoche!

On passe un très bon moment devant Malavita : c'est une comédie certes un peu outrancière qui pourra faire grincer des dents à certains, mais qui de mon côté m'a beaucoup fait rire! Giovanni Manzoni est interprété par le grand Robert de Niro qui nous la joue vieux briscard un brin compulsif - quand le plombier veut l'arnaquer, c'est direct attaché derrière la voiture et traîné sur le bitume que le pauvre homme finit!  Les enfants, eux aussi ne font pas dans la dentelle avec les camarades de leur lycée : ils règlent leurs comptes avec leurs gros bras comme Papa et Maman! Tommy Lee Jones joue le protecteur de Manzoni : retrouver De Niro et Jones réunis est un pur régal. Michelle Pfeiffer en nouvelle arrivante américaine, lunettes griffées sur le nez, au pays du camembert : c'est plutôt décalé et savoureux à voir!
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Malheureusement, on en reste au stade du "bon moment" là où j'avais attendu quelque chose de plus substantiel sur le plan de l'intrigue, et de plus grandiose sur un plan cinématographique. Luc Besson, pour moi, c'est Le Grand Bleu, Léon, Jeanne d'Arc, Nikita, Le Cinquième élément. Le réalisateur n'aurait-il pas perdu un peu de son âme en troquant plus fréquemmement ses dernières années son costume contre un autre, celui de producteur (depuis 1999, il a sa propre société de production, Europacorp) ou de philanthropiste (il a créé la Cité du Cinéma, un pôle cinématographique surnommée Hollywood sur Seine qui a ouvert en 2012).  C'est la question que je me suis posée à la sortie du film.

La seule chose qu'aucun(e) ne pourra lui reprocher est de ne pas s'essayer à plusieurs genres et pour cela on ne peut que s'incliner. Malavita, c'est un hommage à Scorcese bien sûr, et ses Affranchis. On retrouve d'ailleurs Manzoni en train de commenter ce film dans Malavita : une sorte de déclaration d'amour sous forme de mise en abîme subtile! Luc Besson est un de ces réalisateurs qui en amateur insatiable du cinéma, s'essaie à tout et l'on attend avec impatience son prochain opus, un film de science-fiction avec Scarlett Johansson dans le rôle principal!

A très bientôt, chers lecteurs et lectrices ...

samedi 19 octobre 2013

Bonjour!

Errare humanum est : comme vous l'aurez constaté, j'ai fait quelques confusions qui méritent d'être éclaircies dans mon post du 18 octobre 2013 : l'artiste autour duquel s'articulait toute l'émission Taratata du jour-même était Patrice, vous l'aurez remarqué, et Ayo l'invitée en duo. Le groupe invité en extension n'était pas les Babyshambles (oulala il faut que je dorme!!!) mais Cats on trees! que j'avais d'ailleurs déjà écouté à la radio sans jamais vraiment mettre un nom dessus. Avis aux amateurs de musique planante et de grands espaces à imaginer quand on écoute : Cats on trees est fait pour vous! Je suis déjà fan de chez fan.

Mon prochain billet sera consacré à un tout autre univers, mais ô combien passionnant : celui de l'un de mes réalisateurs fétiches, Luc Besson. Sortie mercredi 23 octobre de son nouveau film, Malavita.

vendredi 18 octobre 2013

Restons dans l'univers de la musique : nous sommes le vendredi 18 octobre 2013 et c'est aujourd'hui que l'émission Taratata version 2.0 a débarqué sur internet. Après mon post du 5 juin dernier qui réclamait le retour de l'émission sur le petit écran, de l'eau a coulé sous les ponts. En effet, une belle histoire est née : lorsque Nagui parle sur les ondes et autres médias pour faire survivre son programme, le patron de Ventesprivees.com, Jacques-Antoine Grandjeon l'écoute et il est séduit. Il contacte Nagui. Les deux hommes se rencontrent et décident ensemble de relancer l'émission. Ventesprivees.com, c'est pas moins de deux millions de visiteurs par jour, autant dire un média avec un vrai bassin d'internautes. Du partenariat entre Nagui et Grandjeon germe l'idée d'offrir un access premium gratuit sur mytaratata.com et une rediffusion à la télévision, sur des chaînes telles que TV5 monde ou RTL2 TV. Pour étoffer la palette des possibles, atteindre un nouveau public, une diffusion sur les lignes long courrier d'Air France et les trains iD TGV vient s'adosser au projet.

Un beau projet certes, mais pour quel résultat ? Mon verdict, après visionnage de la toute première émission version web est assez nuancé : la structure de l'émission a beaucoup changé. D'un format long et si je ne m'abuse bi-mensuel, on passe à un programme de trente minutes hebdomadaire. En l'espace d'une demie-heure, il est difficile de nous présenter autant d'artistes qu'auparavant. De cinq artistes ou groupes, l'étau se reserre autour d'une seule figure / groupe. Un artiste interprète deux titres de son nouvel album, un ancien titre plus connu et enchaîne sur un duo avec un autre chanteur (aujourd'hui, c'était Ayo, la figure de proue, Patrice pour le duo). A cet artiste autour duquel tourne l'émission, s'ajoute la présentation d'un autre compositeur plus méconnu, en développement (les Babyshambles par ex le 18 octobre). Je regrette par ailleurs les entretiens de Nagui : bien sûr, l'âme de Taratata est toujours là, c'est-à-dire le live avant tout! Mais découvrir un artiste, ce n'est pas seulement écouter pour la première fois une voix, des arrangements, un style : n'est-ce pas aussi apprendre des choses intéresantes sur son parcours ? D'où vient-il ? Quelles sont ses sources d'inspiration ? Avec quels producteurs travaille-t'il ? Le jeu de questions-réponses permettait de comprendre que la qualité de la musique n'est pas dûe qu'au seul talent : une bonne communication, des rencontres décisives, une ascendance favorable pèsent lourdement sur l'ascension d'un auteur-compositeur-interprète. Si je n'ai pas besoin d'un entretien pour savoir cela, en revanche, à chaque artiste son itinéraire singulier : et c'est là que résidait tout l'intérêt d'un tête-à-tête.

Certes, je suis un peu déçue de la nouvelle formule. Il n'en demeure pas moins qu'une diffusion sur le net comporte des avantages que la télé n'offrait pas. Le web, c'est où je veux, quand je veux! Plus de bâillements devant l'une des mes émissions favorites! Le format peut aussi s'adapter à un visionnage sur ma tablette ou mon smartphone. Je peux également (grâce à un partenariat entre la production de l'émission et Youtube) visionner mon émission de manière saucissonnée si je n'ai pas le temps. Grâce à My Major Company, je peux aussi financer avec une somme plancher de un euro aisément accessible le projet. Et le truc le plus sensationnel est l'oeuvre d'une start-up (Current) : il m'est possible de regarder le montage prévu pour les internautes passifs sur mon écran, mais aussi si je le souhaite, de petites vignettes sont là, me montrant d'autres plans. En cliquant sur elles, je m'improvise réalisatrice de l'émission.

Bilan ? Une nouvelle version low-cost de l'ancienne formule, mais qui a le mérite de toujours être là grâce à des entrepreneurs qui prennent des risques, un présentateur qui a la pêche et des auditeurs peu nombreux oui, mais raides-dingues d'un programme culte : 157000 personnes avaient signé la pétition "Contre l'arrêt de Taratata" à la fin de sa dernière saison et les 5640 places du concert des vingt ans de Taratata (11 octobre 2013) se sont arrachées en quelques instants. L'avenir seul nous dira si le nouveau format rencontrera son public.



vendredi 4 octobre 2013

Aujourd'hui sur mon blog : place à la musique! J'ai écouté la semaine dernière le deuxième album de Birdy. Birdy ? Oui, c'est le nom de scène de Jasmine Van der Bogaerde.

L'histoire de cette artiste britannique commence dans le comté du Hampshire, dans le Sud de l'Angleterre, où elle naît le 15 mai 1996. A l'âge de sept ans, sa mère, concertiste, lui apprend le piano. C'est durant son enfance que le surnom Birdy lui est donné par ses parents car à l'heure du goûter, la petite fille ouvrait la bouche comme un oiseau ("birdy" en anglais). Précoce, la jeune adolescente qu'elle devient remporte le concours de musique Open Mic UK en 2008. Un an plus tard, elle signe avec la Warner Bros puis enchaîne dans la foulée l'enregistrement de Skinny Love, une reprise de Bon Iver, qui va la hisser au sommet des charts. Son album éponyme sort la même année (2011), proposant d'autres reprises ainsi qu'une chanson écrite par elle-même - Without a word.

Deux ans s'écoulent, durant lesquelles la jeune fille mûrit. Elle apprend la guitare, et s'entoure pour son deuxième album de Jim Abbiss, le producteur de la chanteuse Adèle, des ArticMonkeys et de Ryan Tedder, membre du groupe One Republic. Son album, disponible en France depuis le 23 septembre 2013, est entièrement composé par ses soins. On y retrouve sa "patte" qui nous a tant séduite pour son premier disque : une voix puissante et touchante avec une dose de mélancolie. En revanche, exit le tout piano-voix! Outre la place accordée à la guitare qu'elle maîtrise aujourd'hui avec autant de maestria que le piano, les percussions occupent également une place de choix, notamment sur le titre Light me up, le meilleur de tout l'album à mon goût. Sur un plan parolier, la chanteuse nous livre ses doutes, ses joies... des états d'âme qu'elle sublime par une voix plus rauque et plus chaude que dans le premier album.

Plus pop, plus personnel, Birdy revient avec un deuxième album qui est en fait son premier "bébé" en quelque sorte, puisqu'elle y présente ses compositions originales. Mais comme le talent n'attend pas le nombre des années, chers lecteurs : à vos platines!!!